L’agriculture régénératrice s’impose comme une réponse majeure aux défis environnementaux et climatiques. Pourtant, malgré ses bénéfices agronomiques reconnus (amélioration de la santé des sols, réduction de l’érosion, biodiversité accrue…) une question persiste : les pratiques d’agriculture régénératrice sont-elles viables économiquement pour les agriculteurs ? En d’autres termes, peut-on concilier agriculture régénératrice et performance économique ?
C’est pour éclairer cette problématique que notre équipe a mené pour Nestlé une étude approfondie sur le modèle économique de l’agriculture régénératrice appliquée à la culture du blé. Une mission pilotée par notre binôme consultant-expert spécialisés en transition durable, Athena Hicks et Michel Montet.
Un enjeu clé : évaluer l’impact financier de l’agriculture régénératrice
Dans le cadre de son programme Sols Vivants, développé avec la fondation Earthworm, Nestlé s’engage à accompagner les agriculteurs vers des pratiques plus durables : non-labour, couverts végétaux, diversification des rotations… Mais pour que cette transition soit pérenne et serve la résilience des fermes et de l’approvisionnement, il est essentiel de démontrer sa rentabilité.
Notre équipe a ainsi analysé les couts et potentiels effets associés à ces nouvelles pratiques, en se concentrant sur le blé, culture primée dans le cadre de ce programme. L’objectif ? Fournir à Nestlé et à ses partenaires terrain, notamment la coopérative Unéal, des données concrètes pour :
- Anticiper les risques liés aux changements de pratiques,
- Optimiser les investissements dans la transition,
- Sécuriser les revenus des agriculteurs tout en préservant les écosystèmes.
Une immersion sur le terrain pour des résultats ancrés dans la réalité
Pour garantir la pertinence de l’étude, Athena Hicks et Michel Montet se sont rendus dans les Hauts-de-France, un bassin d’approvisionnement clé pour Nestlé afin d’évaluer les effets des pratiques régénératrices sur la rentabilité de la production de blé. L’approche visait à comprendre l’expérience et les attentes des agriculteurs vis-à-vis de l’agriculture régénératrice et d’en analyser les coûts et bénéfices en comparant à la parcelle de blé, des systèmes plus ou moins avancés dans la transition.
« Travailler directement avec les acteurs du terrain nous a permis de croiser les données techniques et agronomiques avec les réalités économiques locales », souligne Athena Hicks. « L’enjeu n’est pas seulement de prouver que l’agriculture régénératrice ‘marche’ à l’échelle individuelle, mais aussi d’identifier les freins et leviers pour faciliter son passage à l’échelle dans ce bassin d’approvisionnement »
Ce projet est porté avec ambition par Béatrice Marie-Le-Gall et Maxime Magneron chez Nestlé, en collaboration avec Bertrand Deloste et Philippe TOUCHAIS chez Unéal. Nous tenons à remercier l’ensemble des agriculteurs participants !