SIA 2017: un bon investissement pour l’Afrique ?

Afrique

- le 3 Mar 2017

investissement afrique

Le continent africain est, comme chaque année, fortement représenté au Salon International de l’Agriculture de Paris (SIA). Plusieurs pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Maroc ou le Mali mettent à l’honneur leurs filières agricoles sur des stands de plusieurs centaines de mètres carrés. Ces « vitrines », ainsi que les frais de représentation entrainés par les importantes délégations présentes à Paris du 25 février au 5 mars 2017 n’ont pas pour seul objectif la vente de produits issus des cultures locales, mais bien « les contrats qui se font pendant ou après le salon », assure Siriman Sakho, conseiller chargé du projet d’accroissement de la productivité agricole au Mali.

Ce véritable investissement pour les pays (465 000€ pour le Maroc, plus de 300 000€ pour le Sénégal) semble être rapidement rentabilisé par le nombre important de rencontres professionnelles et les nouvelles opportunités identifiées pendant ces quelques jours d’exposition.

C’est également pour l’Afrique l’occasion de se tailler une place de choix dans les échanges. Le ministre de l’Agriculture Ivoirien, Mamadou Sangafowa Coulibaly, est notamment intervenu lors de la conférence organisée conjointement par le Cirad et l’Agence Française de Développement sur la revitalisation des territoires ruraux, au cours de laquelle il a appelé à la dynamisation des pays africains en partant d’un produit ou d’une filière, qui par ricochet, favorisent les investissements dans les infrastructures socio-économiques de base.

En parallèle s’est tenu le SIMA, Mondial des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage. Ce second salon a tout particulièrement mis à l’honneur l’Afrique en organisant le SIMA African Summit le 28 février, pendant lequel ont été abordées les stratégies de mécanisation agricoles à appliquer d’urgence au continent (assouplissement des réglementations, accès au financement, accès aux fuels…).